La Tunisie pendant la 1ère guerre mondiale

Dès la déclaration de guerre, 26 071 hommes sont mobilisés. L’espoir d’une victoire rapide explique le peu d’opposition à cette mobilisation irrégulière (convoquant également les classes 1901 à 1903) mais les revers des combats d’août 1914 soulèvent un fort mécontentement. Les récits des blessés qui reviennent du front affolent ceux qui doivent partir. Le 30 septembre 1914, les 1 000 tirailleurs tunisiens qui doivent embarquer s’opposent à leur mise en route et oblige le commandement à surseoir à leur départ. En novembre 1914, des soldats se mutinent à Bizerte et sont fusillés. On prend alors la décision de suspendre toutes les permissions le temps de faire partir vers la France tous les réservistes mobilisés.

Les premiers témoignages des rescapés sont accablants. Une correspondance du résident général de France Gabriel Alapetite datée du 15 janvier 1915 confirme que « les récits faits par des officiers français corroborent largement ce que disent les indigènes », à savoir que leurs régiments sont sacrifiés en tête d’attaque pour préparer la voie aux régiments français.

Bien que la métropole réclame toujours plus de soldats, Alapetite refuse le 25 octobre 1916 de modifier la loi sur la conscription afin d’éviter une rébellion ouverte. Tous les moyens sont bons pour échapper à la guerre. De nombreux parents inscrivent leurs enfants au certificat d’études primaires, gage d’une exemption. Mais le plus sûr moyen est le rachat ou « remplacement » pour 1 200 francs en 1916,

Les désertions se multiplient avec l’appui des tribus. Pour enrayer le mouvement, on transfère immédiatement les recrues en France alors que l’entraînement se fait d’habitude en Tunisie. Cette mesure accélère encore les désertions.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Tunisie_pendant_la_Premi%C3%A8re_Guerre_mondiale

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