25 décembre 1916, drôle de Noël : Nivelle remplace Joffre à la tête des armées françaises

Le général Joseph Joffre, vainqueur de la première bataille de la Marne, voit son prestige écorné par les échecs sanglants de l’année 1915. Il est hissé à la dignité de maréchal de France, qui avait disparu à la chute de Napoléon III et est restaurée pour l’occasion.

Le même jour, le 25 décembre 1916, il est remplacé par le général Robert Nivelle comme commandant en chef des armées françaises. Ce dernier se disqualifiera avec l’offensive désastreuse (entre autre!) du Chemin des Dames.
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6 – 8 décembre : conférence de Chantilly.

Les Alliés coordonnent leur plan d’offensive pour 1916.

La conférence de Chantilly de décembre 1915 semble avoir livré tous ses secrets depuis longtemps. Loin de nous la prétention de parler de « révélations », de « fulgurances » ou encore de « scoops », certains historiens abusant parfois de la fausse nouveauté. L’histoire est cependant relecture permanente à la lumière d’outillages conceptuels qui évoluent sans cesse. Dans cette mesure, la conférence de Chantilly peut être relue aujourd’hui selon plusieurs angles d’approche en fonction notamment des enseignements amenés par l’histoire des représentations. Une vision militaire ne suffit certes pas à rendre compte des multiples dimensions de cette conférence, tant elle apporte la preuve de l’interférence des regards politiques et militaires. Une lecture géostratégique s’impose, bien sûr, mais également un regard culturel sur un certain nombre de comportements replacés avant, pendant et après cette conférence qui, incontestablement, donne une nouvelle dimension à la Grande Guerre.

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