Archives pour l'Auteur : Catherine Videlaine

L’aventure du Cavalier bleu, Der Blaue Reiter

Le musée de l’Orangerie présente une belle exposition les œuvres croisées de deux peintres allemands, August Macke et Frank Mark, à l’origine du groupe Der Blaue Reiter, avec Kandinsky, en 1911. Pétris de la culture européenne et des échanges entre Berlin, Paris, et l’Italie, ils témoignent des influences réciproques entre les Impressionnistes, Gauguin, Delaunay…. Mais ils sont appelés dans l’armée dès le début de la guerre. Macke meurt en Champagne à 27 ans en 1914, Mark à Verdun en 1916. Victimes comme tant d’autres du suicide de l’Europe et de la crétinerie de leurs dirigeants, se retrouvant à devoir tirer contre ceux avec qui ils buvaient un coup quelques mois avant. Apollinaire contre Macke, quelle dérision.

Olivier Querouil

1er mai 2019 : Hommage aux soldats coloniaux

A l’occasion du centenaire de la fermeture de l’hôpital du jardin d’agronomie tropicale, un hommage a été rendu aux soldats coloniaux. Chants et textes ont été interprétés par Mariann Mathéus et Patrick Karl de la Cie Moun San Mélé tout au lors du parcours des monuments aux morts
Un moment fort de ces quatre années et demi d’action.

Quelques extraits de ce livre ont été lus

Poilus nègres, soldats créoles et africains en 14/18, Méranville et Bilé, ed. DAGAN.

L’ouvrage évoque la participation à la guerre des soldats venant des colonies, et en retrace la complexité politique, et la diversité. Voici un exemple concernant les Antilles :

Ainsi l’armée en 1914 n’avait guère envie de faire participer les hommes des colonies aux troupes de combat, pour des motifs plus ou moins clairs, souvent ouvertement racistes. Au contraire, des citoyens antillais, guyanais ou de la Réunion voulaient profiter de cette situation pour affirmer leur appartenance à la nation française. Tous avaient en mémoire familiale que leurs parents avaient connu l’esclavage, et payer le « prix du sang » leur semblait un moyen de consolider les liens. La situation militaire se dégradant rapidement, l’armée du se décider à appeler ces hommes, avec une formation militaire des plus succincte…. Mais comme rien n’est simple, beaucoup de futurs appelés ne partageaient pas les visées politiques de leurs leaders. Un retour du marronnage, voire une vague de reconnaissance soudaine et tardive des enfants adultérins permettait d’acquérir le statut de chef de famille nombreuse dispensé des obligations militaires. Du coté des grands propriétaires terriens aussi les réticences étaient fortes pour ne pas perdre la main d’œuvre de la canne à sucre. D’autant que la guerre de 1914 ouvre un débouché fantastique au rhum, largement distribué dans les tranchées : le volume de vente du rhum de Guadeloupe double, le prix du rhum de La Réunion est multiplié par 10 ! Pas question de rater une telle aubaine. Les profiteurs de guerre ne furent pas seulement les marchands de canons.

O. Querouil

Monument aux fusillés

A Chauny (Aisne) le 6 avril a été inauguré un monument aux fusillés de la Première Guerre mondiale. C’est sous l’impulsion de la Libre pensée qu’une souscription a été ouverte et que le sculpteur Frédéric Thibault a réalisé cette œuvre.
Petit rappel, il y a eu 2 500 condamnés à mort par les conseils de guerre et 639 ont été fusillés pour l’exemple. A l’heure actuelle, seuls 40 fusillés ont été réhabilités par la justice française.

http://www.leparisien.fr/societe/aisne-le-premier-monument-dedie-aux-soldats-fusilles-pour-l-exemple-06-04-2019-8047740.php

https://abonne.lunion.fr/id56163/article/2019-04-06/chauny-un-monument-hommage-aux-fusilles-pour-lexemple-pour-une-nouvelle

Bottes de Lazare Ponticelli

Bottes de Lazare Ponticelli

Au Musée de l’Immigration de la Porte Dorée, http://www.histoire-immigration.fr/ à la Galerie de Dons, j’ai découvert les bottes de Lazare Ponticelli qu’il portait pendant la première guerre.

Pour Lazare Ponticelli ses bottes sont le symbole de son engagement dans l’armée lors la Grande Guerre. En Italie, Lazare Ponticelli avait fabriqué ses sabots, son père était cordonnier. A 9 ans il a pris le train avec pour venir en France.

Etude de lycéen.ne.s allemand.e.s sur les monuments aux morts

Une professeure d’histoire et de religion au lycée d’Östringen en Allemagne, Mme Susanne Christ a fait travaillé ses élèves sur les monuments aux morts. Vous pourrez, pour les bilingues en allemand, lire le PDF qui explique cette démarche.
Mme Petra Fischer, professeure de français de ce même lycée a eu la gentillesse de faire un résumé en français de ce travail. Nous l’en remercions.
C’est vraiment avec grand plaisir que le blog vous présente ces textes.

Commémoration des morts de guerre avec la participation d‘élèves du LGÖ

Lors de son discours au parlement allemand, le président français Emmanuel Macron a plaidé intensément pour une coopération européenne.

La carte postale du Volksbund Deutscher Kriegsgräberfürsorge (association qui s‘occupe des tombeaux des soldats à l‘étranger) a présenté la photo d‘une cimetière de soldats avec le sous-titre:
„Darum Europa!“ (Pourquoi il faut l‘Europe!)
Les élèves du cours d‘histoire en terminale au lycée Leibniz à Östringen se sont inspirés de cette carte pour reconnaître l‘importance de l‘Europe malgré les difficultés actuelles.
Leur projet s‘est basé sur le journal de guerre de Gustav Wolf, citoyen d‘Östringen et peintre expressionniste, qui avait noté en 1915 pendant le transport des blessés: “Quand je parle de la guerre, je sens la grâce du survivant et la nécessité d‘être le porte-parole des morts“ et il décrit sans ménagement les cruautés du front des batailles.
En 1919, le Volksbund avait appelé à une journée de commémoration pour les victimes de la guerre. Selon les recherches des élèves, cette commémoration a servi de plus en plus à glorifier les soldats culminant dans un culte du héros chez les Nazis ce qui prouvent les monuments aux morts que les élèves ont trouvé dans les alentours.
Après la seconde guerre, les monuments établis dans les communes montrent le deuil qu‘on porte pour les nombreuses victimes.
Les élèves voient le danger de légitimer une nouvelle guerre avec ces morts. „Il faut honorer la dignité dans chaque être humain et ne pas glorifier le soldat“, soulignent les jeunes.
Le début de l‘Union européenne se doit à la volonté d‘éviter une nouvelle guerre en Europe, comme la carte postale l‘exige! Voilà pourquoi il faut l‘Europe.
(S.Christ, traduction P.Fischer)

Voici le PDF du texte de la recherche des élèves

Vortrag-LGÖ-Volkstrauertag-2018

L’Armistice

C’est grâce à l’exposition L’Armistice au château de Vincennes que j’ai appris que l’armistice du 11 novembre avait été signé pour 36 jours, renouvelable le 12 décembre 1918 puis prolongé jusqu’au 16 janvier 1919 et enfin le 16 février pour une durée illimitée.
http://videlaine.com/misesafeu14-18/exposition-larmistice

Livre de la signature de l’Armistice

Dernière Mise à feu : 10 novembre 2018

Soirée mémorable, car soirée de la dernière Mise à feu.
Quatre années depuis la première, environ 30 000 allumettes-fantassins sacrifiées!

Dernier acte : Une marmite(!) contenant des allumettes-fantassins brûlées renversée sur le champ de bataille, comme linceul.
Une rose déposée en mémoire de tous ces sacrifiés.

Pour rappel: les 96 derniers poilus tués le 11 novembre 1918 ont été déclarés morts le 10 novembre. En effet, il était impossible de parler de sacrifiés le jour de l’Armistice…

Des lectures, toujours choisies avec justesse, d’Anne Leblanc et Pascale Maillet.
Merci à elles

« Pour lire sous la douche » de Pierre Cami.

« J’irai cracher sur vos tombes » Boris Vian

 

 

Les cloches mises en fond sonore viennent de l’enregistrement des cloches de l’église de Villejuif, le 11 novembre 2018!

Combiner-des-résultats-1

Mise à feu à la médiathèque l’Echo du Kremlin-Bicêtre

Ce soir, vendredi 9 novembre, avant-dernière mise à feu à la médiathèque l’Echo. Cette mise à feu a été suivie du documentaire « Rendez-vous au monument aux morts » dont Jacquie Chavance -présente lors de cette soirée- est l’auteure.
Ce documentaire fort intéressant nous permet d’analyser te de voir autrement les monuments aux morts qui couvrent notre pays.